Étude internationale sur la parentalité et l’emploi

Les pays dotés des politiques parentales les plus inclusives

Actuellement, les parents salariés subissent des pressions sans précédent

À l’échelle mondiale, concilier emploi et parentalité devient de plus en plus difficile. Entre les injonctions au retour au bureau, la montée de l’inflation et l’augmentation générale du coût de la vie, la charge financière et émotionnelle liée à la garde d’enfants n’a jamais été aussi lourde.

Pour dresser ce constat, Remote a réalisé une enquête internationale auprès de 13 850 parents actifs répartis dans 13 régions : États‑Unis, Royaume‑Uni, France, Allemagne, Suède, Pays‑Bas, Espagne, Finlande, Belgique, Singapour, Australie, Hong Kong et Corée du Sud. L’étude vise à cerner les obstacles rencontrés par les parents au travail et à préciser comment les employeurs peuvent mieux répondre à leurs besoins. Tous les répondants sont des salariés de bureau ayant au moins un enfant âgé de moins de cinq ans. Pour chaque région, nous avons classé les participants selon leur mode de travail : entièrement à distance, hybride ou en présentiel.

Principales conclusions sur les politiques mondiales de congé parental

Dans les différentes régions, notre étude montre que le mode de travail (télétravail complet, présentiel ou hybride) influence fortement la situation financière, les choix de carrière et, plus globalement, le partage entre vie privée et professionnelle. Nous avons également repéré des leviers concrets permettant aux employeurs et aux parties prenantes d’offrir aux parents de meilleures conditions pour s’épanouir au travail.

Consultez les analyses détaillées par région

Accédez aux données propres à chaque pays et juridiction pour comprendre précisément quels avantages et quels coûts pèsent sur les parents actifs. Que vous soyez à Séoul ou à Sydney, mettez en parallèle la situation de votre région avec les tendances mondiales et identifiez des actions concrètes pour mieux soutenir les personnes qui concilient travail et parentalité.

Table des matières

La parentalité et le travail en Australie

La parentalité et le travail en Belgique

La parentalité et le travail en Finlande

La parentalité et le travail en France

La parentalité et le travail en Allemagne

La parentalité et le travail à Hong Kong

La parentalité et le travail aux Pays‑Bas

La parentalité et le travail à Singapour

La parentalité et le travail en Corée du Sud

La parentalité et le travail en Espagne

La parentalité et le travail en Suède

La parentalité et le travail au Royaume‑Uni

La parentalité et le travail aux États‑Unis

Analyse de la parentalité et du travail en Australie

L’enquête de Remote auprès de 1 009 parents australiens met en lumière la pression financière et psychologique liée à la reprise d’un emploi et au financement de la garde, en particulier pour les femmes. Face à ces difficultés, les salariés réclament davantage de flexibilité : 81 % des parents envisagent de démissionner si le nombre de jours obligatoires en présentiel venait à augmenter.

Septante pour cent des répondants estiment que, au sein des foyers, les femmes prennent en charge une part plus importante des tâches liées à la garde des enfants, ce qui alimente des sentiments marqués de culpabilité et d’anxiété. Ainsi, 92 % des femmes déclarent éprouver ces émotions au moment de reprendre leur activité professionnelle, contre 77 % des hommes. Par ailleurs, 55 % des hommes déclarent avoir encouragé leur partenaire à démissionner, ou au moins y avoir réfléchi, en raison du manque de structures de garde pendant les heures de travail, contre seulement 39 % des femmes. Cette contrainte financière pousse souvent les femmes à consentir d’importants sacrifices : 61 % ont accepté une réduction de salaire ou une diminution du temps de travail à cause de l’insuffisance des services de garde, contre 47 % chez les hommes.

Autres conclusions :

  • Charge financière de la garde d’enfants : 69 % des parents indiquent que leurs dépenses de garde augmenteraient si leurs conditions de travail changeaient, par exemple avec davantage de jours en présentiel. Près de septante pour cent des participants ont déjà diminué d’autres postes de dépenses pour financer la garde d’enfants. Notre enquête montre aussi que 57 % des répondants ont conservé un emploi qui ne leur convenait pas mais proposait un meilleur salaire afin de couvrir ces frais.

  • Conciliation vie privée / vie professionnelle :Après le salaire (53 %), l’équilibre entre vie privée et professionnelle arrive en second lieu dans les critères de recherche d’un nouvel emploi pour les parents (47 %). Près des trois quarts (74 %) des participants déclarent avoir ressenti de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils ont demandé un congé pour s’occuper de leur enfant.

L’enquête révèle également l’effet du retour au bureau : 52 % des parents jugent injuste la politique de retour en présentiel imposée par leur employeur après la pandémie. Si le nombre de jours en présentiel augmente, 81 % des participants indiquent qu’ils pourraient envisager de démissionner.

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Analyse de la parentalité et du travail en Belgique

De plus en plus de parents belges recherchent des conditions de travail flexibles. Cependant, nos répondants estiment que les entreprises peinent à suivre cette évolution. En Belgique, de nombreuses sociétés cherchent à renforcer leurs effectifs, mais leur manque d’engagement réel en faveur du travail à distance freine ces recrutements.

Selon l’enquête de Remote réalisée auprès de 617 parents belges, 71 % des participants envisageraient de démissionner si l’on limitait le télétravail. Ce chiffre illustre l’urgence d’offrir davantage de flexibilité pour permettre aux parents de concilier obligations familiales et professionnelles.

Notre étude met en évidence la charge financière et logistique pesant sur les parents en Belgique. En moyenne, ils dépensent environ 700 € par semaine pour la garde d’enfants, incluant garderie, transport et baby‑sitting. Ce montant dépasse nettement celui observé dans d’autres pays, par exemple la France où la moyenne est de 492 € par semaine.

Points clés :

  • Effets des politiques de retour en présentiel : 73 % des parents ont envisagé de démissionner ou ont incité leur partenaire à le faire en raison des difficultés rencontrées pour gérer la garde des enfants pendant les heures de travail.

  • Remarques négatives au travail : Plus des deux tiers des parents (77 %) rapportent avoir reçu des remarques négatives ou des réprimandes après une absence imprévue pour garder leur enfant malade ou en cas de fermeture du service de garde.

  • Recherche d’un meilleur équilibre : 82 % des parents envisagent de diminuer leurs heures de travail afin de mieux gérer famille, frais de garde et emploi.

Ces éléments confirment l’urgence de mettre en place des solutions pour soutenir les parents en Belgique et améliorer leur conciliation vie privée/vie professionnelle. Seulement 26 % des répondants se disent entièrement satisfaits de leur organisation actuelle en matière de garde d’enfants, ce qui traduit une demande claire pour plus de souplesse au travail.

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Analyse de la parentalité et du travail en Finlande

Face à la pénurie de travailleurs qualifiés que traversent les entreprises finlandaises, un meilleur soutien aux personnes conciliant travail et parentalité pourrait constituer une partie de la solution. Pourtant, l’étude de Remote montre que l’équilibre travail‑vie de famille représente une forte source de pression pour 601 parents finlandais.

La majorité des parents (80 %) ressentent de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder leur enfant. Ces émotions sont légitimes : 55 % des participants estiment avoir subi des discriminations ou avoir manqué des promotions et d’autres opportunités en raison de leur statut parental.

Conclusions supplémentaires :

  • Hausse des coûts et baisse des revenus : 75 % des parents ont accepté une diminution de salaire ou réduit leurs heures de travail à cause du manque de services de garde. De la même façon, 75 % estiment qu’une augmentation des jours en présentiel ferait grimper leurs dépenses de garde.

  • Discrimination au travail : 55 % des répondants pensent subir des discriminations ou rater des promotions, et 74 % ont reçu des remarques négatives après une absence imprévue pour s’occuper d’un enfant.

  • Effet négatif du retour au bureau :77 % des parents indiquent que les politiques post‑covid de retour en présentiel imposées par leur employeur ont détérioré leur situation. Plus de septante pour cent envisagent de démissionner si le nombre de jours en présentiel augmente.

Malgré ces difficultés, 87 % des participants reconnaissent que leur employeur soutient le travail flexible, un engagement essentiel pour gérer la garde d’enfants. L’enquête souligne néanmoins le besoin d’un cadre légal renforcé : 82 % souhaitent une amélioration de la législation.

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Analyse de la parentalité et du travail en France

Malgré les mesures gouvernementales actuelles visant à soutenir la parentalité au travail, de nombreux parents français peinent à concilier le coût élevé de la garde et des conditions de travail peu flexibles. L’enquête de Remote, menée auprès de 1 002 mères et pères, met en évidence la nécessité d’évolutions pour mieux équilibrer vie professionnelle et vie familiale. Le poids financier de la garde reste un problème majeur pour les familles françaises : les dépenses s’élèvent en moyenne à 493 € par semaine, incluant crèche, transport et baby‑sitting. Ces coûts obligent les foyers à prendre des décisions financières difficiles qui affectent leur qualité de vie. Selon notre enquête, 74 % des parents ont réduit des dépenses essentielles (santé, courses, eau et énergie) pour payer la garde d’enfants. Par ailleurs, 80 % estiment qu’un temps de travail en présentiel plus long entraînerait une hausse des frais de garde.

Conclusions supplémentaires :

  • Impact des politiques du lieu de travail sur la vie familiale : 71 % des parents déclarent avoir subi des effets négatifs suite à l’obligation de retour en présentiel. Presque autant (70,5 %) ont encouragé leur partenaire à démissionner pour prendre en charge la garde des enfants, et 64,5 % ont envisagé de quitter leur propre emploi.

  • Besoins de flexibilité et discriminations : 73 % des parents ont demandé des modalités de travail flexible à leur employeur. De plus, plus de la moitié considèrent avoir subi des discriminations ou avoir manqué des promotions en raison de leur situation familiale.

Notre étude montre aussi que 86 % des participants jugent nécessaire de renforcer la législation pour mieux soutenir la parentalité au travail. 81 % considèrent que l’État devrait intervenir davantage pour financer les infrastructures de garde et accorder des subventions.

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Analyse de la parentalité et du travail en Allemagne

Malgré des discussions et actions politiques visant à encourager le travail flexible et le temps partiel pour pallier la pénurie de compétences, la réalité reste difficile pour beaucoup de parents allemands. L’enquête de Remote, réalisée auprès de 1 507 parents, met en évidence un besoin d’accompagnement renforcé. La persistance d’une « fausse flexibilité »

D’après notre enquête, 84 % des participants déclarent que leur employeur soutient le travail flexible, en leur permettant d’organiser leur journée autour de leur solution de garde. Cependant, une analyse plus fine des réponses révèle des écarts significatifs :

  • 71 % des parents allemands estiment subir une « fausse flexibilité », avec des promesses de télétravail et d’horaires flexibles non tenues.

  • 79 % pensent manquer des promotions ou d’autres opportunités professionnelles en raison de leur statut de parent.

  • 76 % ont été impactés négativement par les politiques de retour en présentiel, et 92 % d’entre eux envisagent de changer d’emploi si le nombre d’heures obligatoires en présentiel augmente.

  • 76 % ressentent de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder leur enfant.

  • 69 % ont reçu des réprimandes ou des remarques négatives après une absence imprévue pour s’occuper d’un enfant malade ou en cas de fermeture d’un service de garde.

De plus, 70 % des participants ont encouragé leur partenaire à démissionner ou à réduire son temps de travail pour assumer la garde des enfants, et 76 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail pour la même raison.

La flexibilité est désormais prioritaire pour les parents

Les parents interrogés affirment qu’au moment de choisir leur employeur, la flexibilité constitue leur premier critère :

  • Horaires de travail flexibles (35 %)

  • Sécurité de l’emploi (28 %)

  • Salaire (28 %)

  • Services ou allocation de garde d’enfants (26,4 %)

  • Politiques de travail à distance (26,1 %)

Exigences en matière de politiques et interventions publiques

Malgré les progrès garantissant une place en crèche dès 12 mois, de nombreux parents peinent encore à trouver une solution adaptée. Selon notre enquête, 70 % des parents ont encouragé leur partenaire à démissionner, 76 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail, et 78 % estiment que le gouvernement devrait prendre de nouvelles mesures pour financer les infrastructures de garde et améliorer les ressources disponibles. De plus, 83 % soutiennent l’idée d’un cadre légal favorisant les modèles de travail flexibles pour les parents.

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Analyse de la parentalité et du travail à Hong Kong

L’enquête de Remote menée auprès de 1 002 parents à Hong Kong souligne l’importance des conditions de travail flexibles pour concilier emploi et parentalité. Le rapport montre que les aménagements hybrides ou à distance sont largement préférés aux opportunités de carrière ou à une hausse salariale de 10 %. Principales conclusions :

Appui au travail flexible Au moins 86 % des parents considèrent que le travail entièrement à distance est le plus bénéfique pour leur santé mentale, et 74 % estiment que le modèle hybride a aussi un effet positif. Néanmoins, près de 87 % dénoncent une « fausse flexibilité » malgré l’existence de politiques de flexibilité sur leur lieu de travail. Plus de 43 % des parents ressentent de l’anxiété à l’idée de perdre leur emploi en demandant des aménagements, ce qui montre l’urgence d’améliorer l’acceptation et la mise en œuvre des politiques flexibles par les employeurs.

Difficultés de mise en pratique Même si 42,1 % des participants rapportent que leur entreprise a établi des modalités de travail flexibles, 88,9 % estiment manquer des promotions ou d’autres opportunités à cause de leur statut parental. De plus, 87,6 % ont envisagé de démissionner en raison du coût élevé de la garde pendant leurs heures de travail.

Conséquences sur les trajectoires professionnelles La pression financière et émotionnelle liée à la garde d’enfants est manifeste : 88,8 % des répondants déclarent avoir accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail à cause du coût élevé des services de garde. De plus, 87 % des parents ressentent de la culpabilité et de l’anxiété lorsqu’ils demandent des congés pour s’occuper de leurs enfants.

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Analyse de la parentalité et du travail aux Pays‑Bas

Alors que de nombreuses entreprises néerlandaises peinent à recruter et à développer leurs équipes, l’étude de Remote réalisée auprès de 1 007 parents souligne les obstacles à leur maintien dans l’emploi. Selon notre enquête, plus de 71 % des parents néerlandais envisagent de démissionner si le télétravail est restreint, et près de 19 % ont rencontré des difficultés pour faire accepter leurs demandes d’horaires flexibles. 76 % des participants envisagent de réduire leur temps de travail pour mieux concilier famille, frais de garde et emploi.

Comme dans beaucoup d’autres pays, les parents néerlandais pointent la charge financière de la garde d’enfants : leurs dépenses s’élèvent en moyenne à 723 € par semaine, un montant bien supérieur à la moyenne observée en France (492 € par semaine).

Conclusions supplémentaires :

  • Effets des politiques de retour en présentiel : 65 % des parents ont envisagé de démissionner ou ont encouragé leur partenaire à le faire à cause de la pression engendrée par le retour en présentiel.

  • Remarques négatives au travail : 68 % des parents déclarent avoir reçu des remarques négatives ou avoir été réprimandés après une prise de congé imprévue pour s’occuper d’un enfant malade ou en cas de fermeture des services de garde.

Seuls 28 % des participants se disent pleinement satisfaits de leur solution actuelle de garde. La majorité souhaite l’améliorer ou la remplacer. Après le salaire, la flexibilité des conditions de travail apparaît comme le second critère prioritaire lors de la recherche d’un emploi. Les hommes privilégient la sécurité d’emploi et les temps de trajet, tandis que les femmes accordent plus d’importance à la flexibilité.

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Analyse de la parentalité et du travail à Singapour

L’enquête de Remote auprès de 1 000 parents à Singapour montre l’impact des conditions de travail flexibles sur l’organisation familiale et l’équilibre vie pro/vie perso. Dans un contexte de taux de natalité historiquement bas, 89,7 % des répondants estiment que des modalités de travail plus flexibles augmenteraient la probabilité d’avoir un autre enfant. Alors que des recommandations tripartites sur le travail flexible (Flexible Work Arrangements ou FWA) doivent être publiées d’ici la fin de l’année, le rôle des employeurs est central pour soutenir les parents et encourager la natalité. Principales conclusions :

Soutien au travail flexible

Près de neuf parents sur dix déclarent qu’ils envisageraient d’avoir plus d’enfants si leurs conditions de travail étaient plus flexibles. L’étude montre l’importance décisive des employeurs sur l’organisation familiale : 81 % estiment que le travail flexible, qu’il soit à distance ou hybride, favorise le meilleur équilibre entre carrière et responsabilités parentales.

Problèmes de mise en œuvre

Si 56,4 % des participants déclarent que leur employeur a accepté une demande de flexibilité, 82,1 % estiment néanmoins bénéficier d’une « fausse flexibilité ». Ces données montrent un écart entre la politique affichée et la réalité du terrain, et illustrent le besoin d’une meilleure application des dispositifs flexibles.

Impact sur les choix de carrière

La pression financière et émotionnelle liée à la garde d’enfants a poussé 82,8 % des participants à envisager de démissionner, du fait de la difficulté à financer la garde pendant leurs heures de travail. 87,3 % envisagent de quitter leur poste si le nombre de jours en présentiel augmentait, ce qui souligne le rôle majeur du travail flexible dans la rétention des talents.

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Analyse de la parentalité et du travail en Corée du Sud

En Corée du Sud, concilier carrière et parentalité demeure un enjeu majeur. L’enquête de Remote, menée auprès de 1 005 salariés de bureau, met en évidence ces difficultés et le besoin urgent d’aménagements de travail flexibles.

Pour les parents et les employeurs sud‑coréens, la flexibilité ne se contente pas d’être un souhait : elle est déterminante pour la rétention des talents et pour concilier garde d’enfants, école et autres responsabilités familiales.

  • 44 % des participants affirment que la flexibilité conditionne leur décision de rester dans leur emploi.

  • Les personnes en télétravail déclarent le plus haut niveau de satisfaction quant à l’équilibre vie pro/vie perso : 65 % contre 58 % pour les hybrides et 49 % pour les travailleurs en présentiel.

  • Près de trois parents sur quatre (72 %) ressentent un effet négatif des politiques de retour en présentiel sur leur équilibre, et le changement d’emploi lié à ces politiques concerne légèrement plus d’hommes (37 %) que de femmes (32 %).

La pression financière influence des choix de vie majeurs pour les parents.

  • 58 % des parents ont envisagé de démissionner à cause d’un manque de flexibilité rendant la garde des enfants difficile.

  • Les femmes sont particulièrement touchées : 35 % d’entre elles pourraient réduire leurs heures pour mieux assumer la garde, contre 25 % des hommes.

  • Les travailleurs à distance semblent mieux concilier obligations familiales et finances : seulement 28 % d’entre eux déclarent devoir ajuster leur budget à cause des frais de garde, contre 45 % des travailleurs en présentiel.

Le coût des services de garde est un enjeu central.

  • Si 36 % des participants travaillent principalement pour financer la garde d’enfants, ce critère est moindre chez les télétravailleurs (30 %). Il atteint 35 % chez les hybrides et 40 % chez les salariés en présentiel, suggérant que le télétravail facilite la conciliation entre coûts de garde et trajectoire professionnelle.

  • 39 % des hommes et 34 % des femmes déclarent travailler principalement pour financer la garde, ce qui indique une responsabilité financière comparable entre mères et pères.

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Analyse de la parentalité et du travail en Espagne

L’enquête menée auprès de 1 002 parents espagnols montre que les horaires flexibles et les politiques de travail à distance sont des critères de recherche au moins aussi importants que la rémunération. Ce phénomène traduit une transformation profonde des attentes : la flexibilité est devenue non négociable pour de nombreux parents.

Lors de la recherche d’emploi, 42,42 % des participants espagnols placent la flexibilité des horaires en tête, suivie du salaire (41,82 %) puis des politiques de télétravail (25,75 %). La flexibilité horaire prime donc sur la simple possibilité de travailler à distance, ce qui montre une préférence nette pour des horaires adaptables plutôt que pour la seule flexibilité géographique. La flexibilité est si déterminante que 49,47 % des répondants envisagent de démissionner en cas d’augmentation des jours obligatoires en présentiel. On note aussi que 19,41 % seraient prêts à démissionner sans avoir retrouvé un autre poste, soulignant l’importance cruciale de la flexibilité.

Conclusions supplémentaires :

  • Soutien au travail flexible :80,24 % des salariés espagnols déclarent que leur entreprise soutient pleinement le travail flexible et les aide à organiser leur journée selon leur solution de garde. Parmi ceux bénéficiant d’un modèle flexible, 27,45 % estiment mieux gérer les responsabilités familiales et 27,15 % déclarent pouvoir être de meilleurs parents grâce à leur disponibilité aux moments clés.

  • Acceptation des demandes de télétravail :Plus de 68 % des participants ont sollicité des modalités de travail plus flexibles, mais seulement 43 % de ces demandes ont été acceptées.

Même si le cadre réglementaire actuel est relativement favorable aux parents, 84,23 % des participants jugent que la législation sur le travail flexible doit être améliorée au niveau national. De plus, 74,15 % estiment que les dispositifs existants pour faciliter la garde restent difficiles d’accès.

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Analyse de la parentalité et du travail en Suède

Face aux injonctions au retour au bureau et à la demande croissante de flexibilité, les parents suédois font face à des enjeux majeurs pour concilier vie familiale et professionnelle. Menée auprès de 602 participants, l’étude de Remote souligne l’importance d’aménagements flexibles et l’impact de leur absence sur le quotidien des parents.

Selon notre enquête, 80 % des parents ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail pour mieux gérer la garde des enfants parallèlement à leur emploi, et 83 % ont envisagé de réduire leur temps de travail à 80 %. Même si le coût des services de garde reste relativement bas, le manque de flexibilité et l’attitude négative de certains employeurs pèsent fortement sur la santé mentale des parents et sur leur progression professionnelle. Autres conclusions :

  • Impact sur la santé mentale : 80,56 % des participants éprouvent de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder un enfant, et 79,4 % ont été réprimandés suite à une absence imprévue pour s’occuper d’un enfant malade.

  • Expériences de discrimination : 71,43 % des parents estiment être victimes de discriminations ou avoir manqué des promotions en raison de leur statut parental.

  • Politiques de retour en présentiel :80 % des participants déclarent avoir été affectés négativement par les injonctions au retour au travail en présentiel. Près de 80 % (79,4 %) rapportent avoir subi une « fausse flexibilité » ou reçu des promesses de télétravail non tenues.

Près de septante pour cent des participants pensent que des ajustements modestes, principalement du travail flexible, suffiraient à améliorer leur situation. Notre enquête révèle aussi que 82,39 % des parents souhaitent une meilleure législation pour soutenir le télétravail. 78,57 % ont demandé davantage de flexibilité, et la majorité de ces demandes a été acceptée.

Dans d'autres pays comme la Finlande, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne, les Pays-Bas et les États-Unis, la générosité des politiques en matière de congé parental figurent en bonne place parmi les critères de recherche d'emploi : entre 15 et 26 % des participants en font une priorité. Cependant, en Suède, ce critère ne suscite aucune préférence (0 %).

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Alors que le pays subit une pénurie croissante de compétences, les parents actifs représentent une ressource clé peu exploitée. L’enquête de Remote, menée auprès de 1 501 pères et mères, montre que, malgré plusieurs initiatives gouvernementales, des obstacles subsistent pour l’intégration pleine et entière des parents sur le marché du travail britannique.

Plus des deux tiers des parents britanniques (70 %) déclarent avoir démissionné ou envisager de démissionner à cause de l’absence de solutions de garde financièrement abordables. La pression financière est forte : plus de la moitié des répondants indiquent payer plus de 1 600 £ par mois pour la garde, soit 25 % de plus que le loyer moyen en Angleterre.

Conclusions supplémentaires :

Conclusions supplémentaires :

  • Insatisfaction professionnelle et sacrifices : 73 % des participants ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail en raison du coût trop élevé des services de garde d'enfants. 70 % ont conservé un poste qui ne leur convenait pas pour financer la garde d'enfants.

  • Expériences négatives au travail : 63 % des répondants rapportent des réprimandes ou des remarques négatives après une absence imprévue pour s’occuper d’un enfant malade. Les trois quarts ont ressenti culpabilité ou anxiété à l’occasion de ces congés, les mères se sentant plus souvent coupables que les pères (78 % contre 68 %).

Malgré la récente Loi sur le travail flexible, entrée en vigueur en avril, les fausses promesses de travail à distance ont également un impact sur les parents. Selon l'enquête, 65 % des participants ont bénéficié d'une « fausse flexibilité » au travail ayant entraîné des dépenses imprévues pour faire garder leur enfant. Les injonctions au retour en présentiel, notamment, suscitent l'inquiétude des parents, avec 73 % d'entre eux redoutant l'escalade des frais de garde en cas d'augmentation du nombre de jours obligatoires en présentiel.

Les horaires de travail flexibles représentent la priorité des participants lorsqu’ils cherchent un emploi : 37 % privilégient la flexibilité, 35 % le salaire et 25 % la sécurité de l’emploi.

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Aux États‑Unis, la flexibilité au travail offerte par les modèles de travail hybrides et à distance revêt un fort attrait semblant annoncer l'arrivée d'un nouvel équilibre pour les parents concernés. Pourtant, l'enquête conduite par Remote auprès de 2 001 parents distribués partout dans le pays révèle une autre réalité. Avec la hausse de l'inflation et l'escalade du coût de la vie, gérer une carrière (même si celle-ci est relativement flexible) et élever des enfants en parallèle s'avère tout sauf simple.

Aux États-Unis, la flexibilité au travail offerte par les modèles de travail hybrides et à distance revêt un fort attrait semblant annoncer l'arrivée d'un nouvel équilibre pour les parents concernés. Pourtant, l'enquête conduite par Remote auprès de 2 001 parents distribués partout dans le pays révèle une autre réalité. Avec la hausse de l'inflation et l'escalade du coût de la vie, gérer une carrière (même si celle-ci est relativement flexible) et élever des enfants en parallèle s'avère tout sauf simple.

Travail hybride : promesses et limites

Les données montrent que le modèle hybride, souvent présenté comme l’équilibre idéal entre télétravail et présentiel, peine à tenir ses promesses. Certains salariés hybrides rencontrent même davantage de difficultés.

  • Les employés hybrides affichent les niveaux d’insatisfaction les plus élevés sur l’équilibre vie pro/vie perso (34 %), devant les salariés en présentiel (31 %) et les télétravailleurs (29 %).

  • Près de deux hybrides sur cinq (39,8 %) déclarent avoir réduit leur temps de travail ou accepté une baisse de salaire à cause de l’explosion des coûts de garde pendant leurs heures de travail, contre 31,3 % des télétravailleurs et 30,6 % des salariés en présentiel.

  • 21,8 % des employés hybrides souhaiteraient télétravailler plus souvent afin de mieux gérer la garde de leurs enfants, mais la rigidité de leurs heures de travail ne le leur permet pas. Ce pourcentage est légèrement supérieur chez les parents travaillant entièrement en présentiel (23,2 %).

Le coût financier et émotionnel du « flexible »

Avec près d'une famille sur trois dépensant plus de 900 $ par semaine pour faire garder leurs enfants pendant les heures de travail, les parents doivent prendre des décisions difficiles pour faire face aux tensions financières et émotionnelles liées à l'équilibre entre leur vie familiale et professionnelle.

  • 40,2 % des participants travaillant en mode hybride et 38,7 % des participants travaillant à distance affirment réduire certains titres de dépenses essentiels, tels que les courses, les visites médicales et les dépenses d'eau et d'énergie, afin de pouvoir financer la garde de leurs enfants pendant leurs heures de travail. Les employés en présentiel suivent de près ces pourcentages (36,4 %).

  • 38 % des parents à distance et 37 % des hybrides ont encouragé leur partenaire à démissionner pour prendre en charge la garde, démarche moins fréquente chez les parents en présentiel (28,8 %).

  • Malgré des promesses de flexibilité, 77,9 % des parents travaillant à distance et 71,8 % des parents travaillant en mode hybride déclarent manquer certains moments clés de la vie de famille (souhaiter bonne nuit à l'enfant dans son lit, par exemple) au moins trois fois par semaine en moyenne en raison d'obligations professionnelles. Chez les parents travaillant en présentiel, ce pourcentage s'élève à 68,8 %.

L’organisation familiale : un défi universel

Malgré des différences selon les modes de travail, une constante demeure : la difficulté marquée à concilier emploi et parentalité aux États‑Unis, ainsi que les coûts associés.

  • Tous modes confondus, presque un parent sur cinq a envisagé de scolariser son enfant plus tôt en raison du coût élevé des services de garde d'enfants, ce qui souligne un défi commun et indépendant du mode de travail.

  • Près d'un parent sur quatre a retardé l'arrivée d'un autre enfant, voire envisagé de renoncer à ce projet, en raison de leur travail. L'impact le plus faible est constaté parmi les travailleurs à distance (22 % contre 25 % des travailleurs en mode hybride et 27 % des travailleurs en présentiel). Cela révèle que, malgré la pression financière, les postes à distance peuvent inspirer aux employés une plus grande confiance dans leur capacité à concilier carrière et famille.

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Conclusion

Les résultats de cette vaste enquête plaident en faveur de politiques de travail flexibles et adaptées à l’échelle globale, capables de tenir compte des diverses situations des personnes conciliant emploi et parentalité. En mettant en évidence similitudes et différences entre les pays examinés, Remote entend alimenter le débat et inspirer des évolutions politiques pour renforcer l’inclusivité et l’accompagnement des parents au sein des entreprises partout dans le monde.