Travail à distance et culture 5 min

Étude Remote : Pour pallier la pénurie de talents dans la Tech, près d’une entreprise française sur quatre adopte le travail à distance afin de recruter à l’international

7 décembre 2022

Partager

share to linkedInshare to Twittershare to Facebook
Link copied
to clipboard
  • L’analyse révèle cependant que seules 11 % des entreprises cherchent à recruter à l'étranger dans le but spécifique de pourvoir des postes dans le secteur de la Tech

  • 62 % des recruteurs français continuent à rechercher principalement des candidats en France, bien que 16 % d'entre eux rencontrent des difficultés à trouver les bons profils

  • Lorsqu’elles recrutent à l’échelle mondiale, plus des deux tiers (78 %) des entreprises en France se tournent vers les écosystèmes Tech les plus longuement établis tels que New York, Londres, Berlin ou San Francisco, mais presque la moitié (46 %) privilégie les pôles émergents comme Buenos Aires, Helsinki ou Guadalajara.

Paris, le 7 décembre 2022 – Selon le dernier rapport Tech Talents 2022 publié par Remote, leader en matière de création, de gestion et de soutien des effectifs distribués à l'échelle mondiale, 22% des entreprises en France adoptent le travail à distance afin d’élargir le vivier de candidats et faire face à la pénurie de talents. L’étude a été réalisée auprès de 263 recruteurs français dans le but d’analyser l’état du marché du travail dans le secteur de la Tech.

Le rapport révèle par ailleurs que les firmes françaises restent frileuses dans leurs stratégies de recrutement à l’international. Seules 11 % d’entre elles embauchent à l'étranger dans le but de pourvoir des postes dans le secteur de la Tech, soit le taux le plus bas en comparaison à la moyenne globale (29 %). Les Pays-Bas (40 %), le Royaume-Uni (25 %), l’Allemagne (23 %) et les États-Unis (20 %) sont les pays qui recrutent le plus en dehors de leurs frontières pour répondre au manque de profils dans leurs marchés.

L’étude indique également que 62 % des entreprises en France continuent de privilégier l’Hexagone dans leurs recherches de candidats, même si 16 % d’entre elles admettent rencontrer des difficultés lors de la recherche de bons profils. 17 % des personnes interrogées considèrent Paris comme véritable vivier de talents dans le secteur de la Tech.

En outre, lorsqu'elles recrutent à l'étranger, plus des deux tiers (78 %) des entreprises françaises se tournent vers New York, Londres, Berlin ou San Francisco, les écosystèmes dans le domaine de la tech les plus anciens. Les pôles émergents tels que Buenos Aires, Helsinki et Guadalajara sont cependant pris en compte par presque la moitié (46 %) des firmes en France.

« Les opportunités qu’offre le recrutement à l’échelle mondiale sont immenses. En comparaison, les défis et les obstacles à l’embauche des meilleurs candidats ne sont que minimes. Notre étude démontre que pour répondre à leurs besoins en matière de compétences, les entreprises doivent chercher au-delà de leur propre marché. Les talents dans le milieu de la Tech n'ont pas disparu, ils sont simplement répartis dans le monde entier, et les entreprises doivent surmonter les difficultés pour aller les recruter là où ils se trouvent. » souligne Job van der Voort, PDG et cofondateur de Remote.

L’étude « Emerging IT Talent Hubs in 2022 » publiée récemment par Gartner Inc.® donne un aperçu des principaux viviers mondiaux de talents existants et émergents dans le secteur de la Tech. Selon Gartner Inc.®, Paris a un rapport entre l’offre et la demande relativement faible (4), comparée à Mexico (8), l’un des centres émergents dans le secteur.

Bien que selon Gartner Inc.®, Mexico présente un rapport offre-demande plus élevé et plus favorable, les données de Remote montrent que seules 10 % des entreprises françaises, qui recrutent à l’échelle mondiale, se tournent vers ce marché pour prospecter de nouveaux candidats. Ceci atteste d’une réelle disparité entre les villes où les entreprises recrutent activement et celles où il y a beaucoup de candidats disponibles dans le domaine de la Tech.

Briser le statu quo

L'étude publiée par Remote révèle toutefois que 24 % des entreprises françaises ont déjà tenté ou tentent d’embaucher à l’international. Si 11 % d'entre elles s'affranchissent des contraintes géographiques afin de lutter contre la pénurie de talents, d’autres (46 %) le font pour diversifier leurs équipes ou pour tester de manière stratégique de nouveaux marchés avant de s’y implanter (35 %). Par ailleurs, 22 % des entreprises ont saisi l'occasion de la démocratisation du travail à distance, à la suite de la pandémie, pour élargir leurs recherches de talents.

Les principaux défis du recrutement à l’international

Parmi les des deux tiers (62 %) des recruteurs qui continuent à axer leurs stratégies d’embauche principalement dans l’Hexagone, 24 % d’entre eux affirment le faire en grande partie à cause de leur manque d’expérience et de connaissances dans ce domaine, tandis que 15 % d’entre eux citent l’absence d'entités légales dans d’autres marchés. En outre, 29 % font état de leurs ignorances des exigences légales locales et 25 % d'entre eux s’inquiètent de la barrière de la langue.

Les autres défis et obstacles cités incluent :

  • La gestion des cultures de travail et de gestion différentes (36 %)

  • Le travail sur plusieurs fuseaux horaires (29 %)

  • Les réglementations locales en matière de paye (22 %)

  • La compréhension des avantages sociaux locaux (22 %)

  • La gestion des salaires (14 %)

Méthodologie :

L'étude Tech Talents 2022 de Remote a été menée auprès de 263 décideurs en France qui recrutent actuellement pour des postes techniques à distance. Les entretiens ont été menés par Focaldata en septembre 2022 au moyen d'une invitation par e-mail et d'une enquête en ligne.

Press and media inquiries: press@remote.com
Other inquires: https://remote.com/contact-us