Rapport mondial sur la parentalité et le travail

Les pays ayant les politiques de congé parental les plus inclusives

Aujourd’hui, les parents actifs subissent des pressions sans précédent

Partout dans le monde, les personnes qui concilient travail et parentalité peinent à équilibrer obligations professionnelles et responsabilités familiales. Avec le retour au bureau imposé dans certains secteurs, la hausse de l’inflation et la montée du coût de la vie, la charge financière et émotionnelle liée à la garde d’enfants s’accentue.

Pour dresser ce constat, Remote a interrogé 13'850 parents employés dans 13 régions : États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Suède, Pays-Bas, Espagne, Finlande, Belgique, Singapour, Australie, Hong Kong et Corée du Sud. L’étude vise à cerner les difficultés propres aux parents au travail et à déterminer comment les entreprises pourraient mieux les accompagner. Tous les répondants sont des employés de bureau ayant au moins un enfant de moins de cinq ans, et ont été classés selon leur mode de travail : entièrement à distance, hybride ou en présentiel.

Conclusions sur les politiques mondiales en matière de congé parental

Selon nos analyses, le mode de travail (entièrement à distance, hybride ou en présentiel) influence fortement la situation financière, les choix professionnels et l’équilibre vie privée/vie professionnelle. Nous avons aussi identifié des leviers concrets que peuvent activer employeurs et collectivités pour améliorer les chances de réussite des parents au travail.

Explorez les analyses détaillées par région

Accédez aux données propres à chaque pays et juridiction pour comprendre précisément les avantages et les coûts qui pèsent sur les parents actifs. Que vous soyez à Séoul ou à Sydney, comparez votre situation locale aux tendances mondiales et identifiez les mesures pouvant améliorer le soutien aux personnes qui concilient travail et parentalité.

Table des matières

La parentalité et le travail en Australie

La parentalité et le travail en Belgique

La parentalité et le travail en Finlande

La parentalité et le travail en France

La parentalité et le travail en Allemagne

La parentalité et le travail à Hong Kong

La parentalité et le travail aux Pays-Bas

La parentalité et le travail à Singapour

La parentalité et le travail en Corée du Sud

La parentalité et le travail en Espagne

La parentalité et le travail en Suède

La parentalité et le travail au Royaume-Uni

La parentalité et le travail aux États-Unis

Analyse de la parentalité et du travail en Australie

L’enquête de Remote auprès de 1'009 parents australiens met en lumière le poids financier et psychologique lié à la reprise d’activité et au financement de la garde d’enfants, en particulier pour les femmes. Face à ces enjeux, les salariés réclament davantage de souplesse, 81 % des parents envisagent de démissionner si le nombre de jours obligatoires au bureau augmente.

70 % des répondants affirment que, dans les familles, les femmes assument une part plus importante des tâches liées à la garde des enfants, ce qui alimente des sentiments marqués de culpabilité et d’anxiété. Ainsi, 92 % des femmes déclarent ressentir ces émotions à la reprise du travail, contre 77 % des hommes. Par ailleurs, 55 % des hommes avouent encourager leur partenaire à démissionner ou à y penser en raison du manque de services de garde pendant les heures de travail, contre 39 % seulement des femmes. Cette pression financière pousse souvent les femmes à consentir d’importants sacrifices : 61 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail en raison d’un défaut de services de garde, contre 47 % des hommes.

Conclusions supplémentaires :

  • Fardeau financier de la garde d'enfants : 69 % des parents déclarent que leurs frais de garde augmenteraient si leurs conditions de travail changeaient, par exemple si le nombre de jours en présentiel augmentait. Près de 70 % ont déjà réduit d’autres dépenses pour financer la garde d’enfants. Selon notre enquête, 57 % des participants ont conservé un emploi mal adapté mais mieux rémunéré afin de couvrir ces frais.

  • Équilibre entre vie privée et professionnelle :Après le salaire (53 %), l’équilibre entre vie privée et professionnelle constitue le critère le plus cité par les parents en quête d’un nouvel emploi (47 %). Près des trois quarts (74 %) des participants ont éprouvé de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils ont demandé un congé pour s’occuper de leur enfant.

Notre étude montre aussi l’impact du retour au bureau : 52 % des parents jugent injuste la politique de retour en présentiel imposée par leur employeur après la pandémie. En cas d’augmentation du nombre de jours au bureau, 81 % des répondants envisagent de démissionner.

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Analyse de la parentalité et du travail en Belgique

De plus en plus de parents belges recherchent des modalités de travail flexibles. Pourtant, selon les participants, les entreprises tardent à répondre à cette demande. Beaucoup d’employeurs belges cherchent à recruter pour renforcer leurs équipes, mais peinent à attirer les talents en raison d’un faible engagement envers le travail à distance.

D’après l’enquête Remote menée auprès de 617 parents belges, 71 % envisageaient la démission si les conditions de travail à distance étaient restreintes. Ce chiffre démontre l’urgence d’ouvrir davantage de flexibilités pour aider les parents à concilier obligations professionnelles et familiales.

Notre recherche met en évidence le poids financier et logistique que supportent les parents en Belgique. En moyenne, ils dépensent environ 700 € par semaine pour la garde d’enfants, incluant crèche, transport et babysitting. Ce montant est nettement supérieur à d’autres pays, comme la France où la moyenne est de 492 € par semaine.

Conclusions essentielles :

  • Impact des politiques de retour en présentiel : 73 % des parents ont envisagé de démissionner ou ont encouragé leur partenaire à démissionner à cause des difficultés à gérer la garde d’enfants pendant les heures de travail.

  • Remarques négatives au travail : Plus des deux tiers des parents (77 %) rapportent avoir subi des remarques négatives ou des réprimandes après une prise de congé imprévue pour s’occuper d’un enfant malade ou suite à la fermeture d’un service de garde.

  • Recherche d'équilibre : 82 % des parents envisagent de réduire leurs heures de travail pour mieux concilier vie de famille, frais de garde et emploi.

Ces résultats mettent en relief le besoin urgent de dispositifs pour soutenir les parents belges dans l’amélioration de leur conciliation vie privée/vie professionnelle. Seuls 26 % des participants se disent pleinement satisfaits de leur organisation actuelle de garde d’enfants, signe d’une demande importante pour plus de flexibilité.

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Analyse de la parentalité et du travail en Finlande

Face à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée que connaissent les entreprises finlandaises, un meilleur soutien aux personnes qui conjuguent travail et parentalité pourrait constituer une piste. Pourtant, l’enquête Remote montre que l’équilibre travail/famille reste une source de forte pression pour 601 parents finlandais.

La majorité des parents (80 %) ressentent culpabilité ou anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder leur enfant. Ces craintes sont souvent fondées : 55 % des participants pensent avoir subi des discriminations ou avoir manqué des promotions à cause de leur statut de parent.

Conclusions supplémentaires :

  • Augmentation des coûts et baisse des salaires : 75 % des parents ont accepté une baisse de salaire ou réduit leurs heures en raison du manque de services de garde. De la même manière, 75 % estiment qu’une hausse du nombre de jours en présentiel ferait augmenter leurs dépenses de garde.

  • Discrimination sur le lieu de travail : 55 % des participants estiment être victimes de discriminations ou avoir manqué des promotions, et 74 % ont reçu des remarques négatives après une prise de congé imprévue pour garder un enfant.

  • Impact négatif du retour en présentiel :77 % des parents déclarent que les politiques post-covid de retour au bureau imposées par leur employeur ont eu un effet négatif sur leur situation. Plus de 70 % envisagent de démissionner si le nombre de jours en présentiel augmente.

Malgré ces difficultés, 87 % des participants reconnaissent que leur employeur soutient le travail flexible, une condition importante pour gérer la garde d’enfants. Toutefois, l’enquête souligne le besoin d’un cadre légal renforcé, 82 % des répondants souhaitant une amélioration de la législation.

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Analyse de la parentalité et du travail en France

Malgré les efforts gouvernementaux récents pour soutenir la parentalité au travail, de nombreux parents français éprouvent des difficultés à concilier le coût élevé des services de garde et des conditions de travail rigides. L’enquête Remote auprès de 1'002 mères et pères met en évidence la nécessité d’évolutions pour faciliter l’équilibre entre vie professionnelle et familiale. Le poids financier de la garde d’enfants représente en moyenne 493 € par semaine, incluant crèche, transport et babysitting. Ces coûts obligent les familles à faire des arbitrages budgétaires qui affectent leur qualité de vie. D’après notre étude, 74 % des parents réduisent des dépenses essentielles (santé, courses, eau et énergie) pour payer la garde. De plus, 80 % estiment que plus de jours en présentiel entraîneraient une hausse des coûts de garde.

Conclusions supplémentaires :

  • Impact des politiques du lieu de travail sur la vie de famille : 71 % des parents déclarent un impact négatif lié à l’obligation du retour en présentiel. Près de 70,5 % disent avoir encouragé leur partenaire à démissionner pour assurer la garde, et 64,5 % ont envisagé de quitter leur propre emploi.

  • Besoins de flexibilité et problématiques de discrimination : 73 % des parents ont demandé des modalités de travail flexibles à leur employeur. Par ailleurs, plus de la moitié estiment avoir été victimes de discriminations ou avoir manqué des opportunités en raison de leur statut parental.

Notre enquête montre que 86 % des participants souhaitent une législation et une régulation plus complètes pour soutenir la parentalité au travail. 81 % considèrent que l’État devrait augmenter le financement des infrastructures de garde et proposer davantage de subventions.

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Analyse de la parentalité et du travail en Allemagne

Malgré des débats et initiatives autour du travail flexible et du temps partiel pour répondre à la pénurie de compétences, la réalité reste difficile pour de nombreux parents allemands. L’enquête Remote, réalisée auprès de 1'507 parents, fait ressortir un besoin d’accompagnement plus marqué. La persistance de la « fausse flexibilité »

Selon notre enquête, 84 % des participants estiment que leur employeur soutient le travail flexible en leur permettant d’adapter leur journée selon leur solution de garde. Toutefois, une analyse plus fine révèle des écarts significatifs :

  • 71 % des parents allemands jugent que leur employeur pratique une « fausse flexibilité », par des promesses de télétravail et d’horaires flexibles qui ne sont pas tenues.

  • 79 % estiment manquer des promotions ou d’autres opportunités professionnelles à cause de leur statut de parent.

  • 76 % ont été affectés négativement par les politiques de retour en présentiel, et 92 % d’entre eux envisagent de changer d’emploi si le nombre d’heures obligatoires au bureau augmente.

  • 76 % éprouvent de la culpabilité ou de l’anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder leur enfant.

  • 69 % ont subi des remarques négatives ou des réprimandes suite à une prise de congé imprévue pour s’occuper d’un enfant malade ou en cas de fermeture du service de garde.

En outre, 70 % des participants ont encouragé leur partenaire à démissionner ou à réduire son temps de travail pour assurer la garde, et 76 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail pour la même raison.

La flexibilité est désormais la priorité des parents

Les parents déclarent que, au moment de choisir une entreprise, la flexibilité est leur premier critère :

  • Heures de travail flexibles (35 %)

  • Sécurité de l'emploi (28 %)

  • Salaire (28 %)

  • Services ou allocation de garde d'enfants (26,4 %)

  • Politiques de travail à distance (26,1 %)

Besoins en termes de politiques et de gouvernement

Malgré les progrès récents visant à garantir une place en crèche dès 12 mois, de nombreux parents peinent encore à trouver une garde adaptée. Selon notre enquête, 70 % ont encouragé leur partenaire à démissionner, 76 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail, et 78 % estiment que le gouvernement doit renforcer les infrastructures de garde en améliorant les ressources et en augmentant les places. Par ailleurs, 83 % soutiennent un cadre légal favorisant des modèles de travail plus flexibles pour les parents.

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Analyse de la parentalité et du travail à Hong Kong

L’enquête Remote auprès de 1'002 parents travaillant à Hong Kong souligne l’importance cruciale des modalités de travail flexibles pour concilier vie professionnelle et vie familiale. Le rapport montre que ces modalités sont plébiscitées, parfois davantage que des perspectives de carrière ou une augmentation salariale de 10 %. Conclusions essentielles :

Soutien du travail flexible 86 % des parents estiment que le travail entièrement à distance est le plus bénéfique pour leur santé mentale, et 74 % considèrent aussi le travail hybride comme positif. Cependant, près de 87 % pensent bénéficier d’une « fausse flexibilité » malgré les politiques annoncées. Plus de 43 % éprouvent de l’anxiété à l’idée de perdre leur emploi en demandant de la flexibilité, montrant la nécessité d’une meilleure acceptation et application des mesures flexibles par les employeurs.

Défis de la mise en œuvre Même si 42,1 % déclarent que leur employeur propose des conditions de travail flexibles, 88,9 % estiment manquer des promotions ou opportunités à cause de leur statut parental. 87,6 % ont envisagé de démissionner à cause des coûts de garde pendant les heures de travail.

Impact sur les décisions de carrière Le poids émotionnel et financier de la garde apparaît clairement : 88,8 % ont accepté une baisse de salaire ou réduit leurs heures à cause du coût élevé de la garde. De plus, 87 % ressentent culpabilité et anxiété lorsqu’ils demandent des congés pour s’occuper de leurs enfants.

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Analyse de la parentalité et du travail aux Pays-Bas

Alors que de nombreuses entreprises néerlandaises peinent à recruter et à se développer, l’enquête Remote auprès de 1'007 parents met en lumière leurs difficultés à rester actifs sur le marché du travail. Plus de 71 % envisagent de démissionner si le travail à distance est restreint, et près de 19 % ont rencontré des obstacles pour faire accepter leurs demandes de travail flexible. 76 % envisagent de réduire leur temps de travail pour mieux concilier famille, frais de garde et emploi.

Comme ailleurs, le fardeau financier de la garde est une difficulté majeure aux Pays-Bas, avec des dépenses moyennes de 723 € par semaine. Ce montant dépasse nettement celui d’autres pays, par exemple la France où il est de 492 €.

Conclusions supplémentaires :

  • Impact des politiques de retour en présentiel : 65 % des parents ont envisagé de démissionner ou encouragé leur partenaire à démissionner en raison du regain de pression lié aux politiques de retour en présentiel.

  • Remarques négatives au travail : 68 % des parents déclarent avoir subi des remarques négatives ou des réprimandes après une prise de congé imprévue pour s’occuper d’un enfant malade ou en cas de fermeture des services de garde.

Seuls 28 % des participants se disent pleinement satisfaits de leur mode de garde actuel. La majorité souhaite l’améliorer ou le modifier. Après le salaire, la flexibilité des conditions de travail est le second critère recherché. Les hommes privilégient la sécurité de l’emploi et le temps de trajet, tandis que les femmes accordent plus d’importance à la flexibilité.

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Analyse de la parentalité et du travail à Singapour

L’enquête Remote auprès de 1'000 parents à Singapour montre l’impact des conditions de travail flexibles sur l’organisation familiale et l’équilibre vie professionnelle/vie privée. Face à un taux de natalité très bas, 89,7 % des répondants disent que des conditions de travail plus flexibles augmenteraient leurs chances d’avoir un autre enfant. Alors que le gouvernement prépare des recommandations tripartites pour les Flexible Work Arrangements (FWA) d’ici la fin de l’année, le rôle des employeurs est plus décisif que jamais pour soutenir les parents et encourager la natalité. Conclusions essentielles :

Soutien du travail flexible

Près de neuf parents sur dix déclarent qu’ils envisageraient d’avoir davantage d’enfants avec des modalités de travail plus souples. L’étude montre que 81 % estiment que le travail flexible (à distance et hybride) est le plus propice à concilier carrière et responsabilités parentales.

Défis de la mise en œuvre

Si 56,4 % disent que leur employeur a accepté une demande de flexibilité, 82,1 % estiment bénéficier d’une « fausse flexibilité ». Ces résultats mettent en lumière l’écart entre la politique annoncée et la pratique effective, et appellent à une meilleure application des mesures flexibles.

Impact sur les décisions de carrière

Le fardeau financier et émotionnel de la garde a poussé 82,8 % des participants à envisager la démission faute de pouvoir financer la garde pendant leur temps de travail. 87,3 % envisageaient de quitter leur emploi en cas d’augmentation des jours obligatoires en présentiel, soulignant ainsi l’importance de la flexibilité pour retenir les talents.

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Analyse de la parentalité et du travail en Corée du Sud

En Corée du Sud, concilier carrière et parentalité demeure un défi majeur. L’enquête Remote auprès de 1'005 employés de bureau met en évidence ces difficultés et la nécessité urgente de conditions de travail plus flexibles.

Plus qu’une préférence, la flexibilité est un facteur décisif pour fidéliser les employés et parents sud-coréens, en leur permettant d’articuler garde d’enfants, école et autres responsabilités familiales.

  • 44 % des participants indiquent que la flexibilité est déterminante pour garder leur emploi.

  • Les travailleurs à distance affichent les niveaux de satisfaction les plus élevés pour l’équilibre vie privée/vie professionnelle : 65 %, contre 58 % pour les hybrides et 49 % pour les présentiels.

  • Près de trois parents sur quatre (72 %) ont subi les effets négatifs des politiques de retour en présentiel sur leur équilibre. Ce changement d’emploi est légèrement plus fréquent chez les hommes (37 %) que chez les femmes (32 %).

La pression financière influence des choix de vie importants pour les parents.

  • 58 % des parents ont envisagé de démissionner faute de flexibilité suffisante pour assurer la garde des enfants.

  • Les femmes sont particulièrement affectées : 35 % envisagent de réduire leurs heures pour mieux gérer la garde, contre 25 % des hommes.

  • Les travailleurs à distance semblent mieux concilier travail et famille sans ajustements financiers majeurs : 28 % seulement d’entre eux ont dû revoir leur budget pour la garde, contre 45 % des travailleurs en présentiel.

Le coût des services de garde est un enjeu central pour les parents.

  • 36 % des participants travaillent principalement pour financer la garde d’enfants ; ce critère est moins fréquent chez les télétravailleurs (30 %). Il s’élève à 35 % pour les hybrides et 40 % pour les présentiels, suggérant que le télétravail facilite la conciliation des coûts de garde et des objectifs professionnels.

  • 39 % des hommes et 34 % des femmes travaillent principalement pour financer la garde, montrant une responsabilité financière comparable entre mères et pères.

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Analyse de la parentalité et du travail en Espagne

L’enquête Remote auprès de 1'002 parents espagnols met en lumière l’importance des horaires flexibles et des politiques de télétravail parmi les critères de recherche, au même titre que la rémunération. Cette tendance traduit une évolution profonde des attentes : la flexibilité devient un impératif pour de nombreux parents.

Lorsqu’ils cherchent un emploi, 42,42 % des participants espagnols placent la flexibilité des horaires en tête, suivie du salaire (41,82 %) puis des politiques de travail à distance (25,75 %). La flexibilité des horaires prime désormais sur la simple possibilité de travailler à distance, montrant une préférence pour l’adaptabilité des heures de travail. Le travail flexible est si déterminant que 49,47 % envisagent de démissionner si les jours obligatoires en présentiel augmentent. Notamment, 19,41 % déclarent qu’ils démissionneraient même avant d’avoir retrouvé un autre poste.

Conclusions supplémentaires :

  • Soutien du travail flexible :80,24 % des employés espagnols déclarent que leur entreprise soutient pleinement le travail flexible, en facilitant l’organisation de la journée selon la garde d’enfants. Parmi ceux bénéficiant d’un modèle flexible, 27,45 % estiment mieux gérer leurs tâches familiales, et 27,15 % pensent pouvoir être de meilleurs parents grâce à cette disponibilité accrue.

  • Acceptation des propositions de travail à distance :Plus de 68 % ont proposé à leur employeur des modalités plus flexibles, mais ces demandes n’ont été acceptées que dans 43 % des cas.

Si la réglementation actuelle est globalement favorable, 84,23 % estiment que le cadre légal du travail flexible devrait être amélioré au niveau national. De plus, 74,15 % jugent que certains mécanismes existants pour faciliter la garde restent difficilement accessibles.

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Analyse de la parentalité et du travail en Suède

Face au renforcement des injonctions de retour en présentiel et à une demande croissante de flexibilité, les parents suédois sont confrontés à des enjeux importants pour concilier vie familiale et professionnelle. Menée auprès de 602 participants, l’enquête Remote souligne l’importance des modalités de travail flexibles et l’impact de leur absence sur le quotidien des parents.

D’après notre étude, 80 % des parents ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail pour mieux gérer la garde des enfants, et 83 % ont envisagé de passer à 80 % de temps de travail. Malgré un coût des services de garde relativement bas en Suède, l’absence de flexibilité et l’attitude négative de certains employeurs affectent fortement la santé mentale et la carrière des parents. Conclusions supplémentaires :

  • Impact sur la santé mentale : 80,56 % des participants ressentent culpabilité ou anxiété lorsqu’ils demandent un congé pour garder leur enfant, et 79,4 % ont été réprimandés après une prise de congé imprévue pour un enfant malade.

  • Expériences de discrimination : 71,43 % des parents estiment subir des discriminations ou manquer des promotions en raison de leur statut parental.

  • Politiques de retour en présentiel :80 % indiquent avoir été impactés négativement par les injonctions de retour en présentiel. Près de 80 % (79,4 %) signalent une « fausse flexibilité » ou des promesses non tenues de travail flexible.

Près de 70 % des participants pensent que des ajustements mineurs, notamment via le travail flexible, suffiraient à améliorer leur situation. Notre enquête montre aussi que 82,39 % souhaitent un meilleur cadre légal pour soutenir le télétravail, 78,57 % ont demandé davantage de flexibilité et la plupart de ces demandes ont été acceptées.

Dans d’autres pays comme la Finlande, la France, le Royaume‑Uni, l’Allemagne, les Pays‑Bas et les États‑Unis, la générosité des politiques de congé parental compte parmi les critères de recherche d’emploi pour 15 à 26 % des participants. En Suède, ce critère n’apparaît pas (0 %).

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Analyse de la parentalité et du travail au Royaume‑Uni

Alors que le pays fait face à une pénurie croissante de compétences, les parents actifs représentent une ressource essentielle encore sous‑exploitée. Interrogeant 1'501 pères et mères, l’étude Remote montre que, malgré plusieurs initiatives gouvernementales, des obstacles subsistent pour permettre aux parents britanniques de rejoindre pleinement le marché du travail.

Plus des deux tiers des parents au Royaume‑Uni (70 %) ont déjà démissionné ou envisagé de le faire à cause du manque de solutions de garde abordables. La pression financière est centrale : plus de la moitié des répondants déclarent payer plus de 1'600 £ par mois pour la garde d’enfants, soit 25 % de plus que le loyer moyen en Angleterre.

Conclusions supplémentaires :

  • Insatisfaction au travail et sacrifices : 73 % des participants ont accepté une baisse de salaire ou réduit leur temps de travail en raison du coût élevé de la garde. 70 % ont conservé un poste inadapté pour financer la garde d’enfants.

  • Expériences négatives sur le lieu de travail : 63 % affirment avoir été réprimandés ou avoir reçu des remarques négatives après une prise de congé imprévue pour s’occuper d’un enfant malade. Les trois quarts ont ressenti de la culpabilité ou de l’anxiété liée à ces congés. Les mères se sentent plus culpabilisées que les pères (78 % vs 68 %).

Malgré l’entrée en vigueur récente de la Loi sur le travail flexible en avril, les fausses promesses de télétravail pèsent encore : 65 % ont subi une « fausse flexibilité » entraînant des dépenses imprévues pour la garde. Les injonctions au retour en présentiel inquiètent, 73 % craignant une hausse des frais de garde si les jours obligatoires au bureau augmentent.

Les horaires de travail flexibles sont la priorité des participants lors de leur recherche d’emploi : 37 % privilégient la flexibilité, 35 % priorisent le salaire et 25 % la sécurité de l’emploi.

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Analyse de la parentalité et du travail aux États‑Unis

Aux États‑Unis, le travail hybride et à distance suscite un réel attrait comme moyen de réconcilier carrière et parentalité, mais l’enquête Remote auprès de 2'001 parents révèle une réalité plus complexe. Avec la montée de l’inflation et du coût de la vie, concilier une carrière — même flexible — et élever des enfants reste très exigeant.

Travail hybride : des promesses à la réalité

Les données montrent que le modèle hybride, souvent présenté comme un compromis idéal entre télétravail et présentiel, ne tient pas toujours ses promesses ; certains employés hybrides rencontrent même les plus grandes difficultés.

  • Les employés hybrides affichent les taux d’insatisfaction les plus élevés concernant l’équilibre vie privée/vie professionnelle (34 %), devant les employés en présentiel (31 %) et à distance (29 %).

  • Près de deux hybrides sur cinq (39,8 %) ont dû réduire leur temps de travail ou accepter une baisse de salaire en raison de l’explosion des coûts de garde pendant les heures de travail, contre 31,3 % des télétravailleurs et 30,6 % des présentiels.

  • 21,8 % des hybrides souhaiteraient télétravailler davantage pour mieux gérer la garde, mais leurs horaires rigides ne le permettent pas. Ce pourcentage est légèrement supérieur pour les parents en présentiel (23,2 %).

Le coût financier et émotionnel du travail « flexible »

Près d’une famille sur trois dépense plus de 900 $ par semaine pour la garde d’enfants pendant les heures de travail, poussant les parents à faire des choix financiers difficiles pour gérer la tension entre vie de famille et emploi.

  • 40,2 % des participants en mode hybride et 38,7 % des télétravailleurs déclarent réduire des dépenses essentielles (courses, soins médicaux, eau et énergie) pour financer la garde de leurs enfants, les présentiels suivant de près (36,4 %).

  • 38 % des parents à distance et 37 % des hybrides ont encouragé leur partenaire à démissionner pour assurer la garde, démarche moins fréquente chez les présentiels (28,8 %).

  • Malgré les promesses de flexibilité, 77,9 % des télétravailleurs et 71,8 % des hybrides déclarent manquer des moments clés de la vie familiale au moins trois fois par semaine à cause de contraintes professionnelles. Ce taux est de 68,8 % pour les salariés en présentiel.

Difficultés liées à l'organisation familiale : un défi universel

Malgré les différences entre modes de travail, une constante demeure : la difficulté profonde à concilier travail et parentalité aux États‑Unis et les coûts qui en résultent.

  • Toutes modalités confondues, près d’un parent sur cinq a envisagé d’inscrire son enfant à l’école plus tôt en raison du coût élevé des services de garde, témoignant d’un défi partagé et indépendant du mode de travail.

  • Près d’un parent sur quatre a retardé ou renoncé au projet d’avoir un autre enfant à cause de leur situation professionnelle. L’effet est moindre chez les télétravailleurs (22 %) par rapport aux hybrides (25 %) et aux présentiels (27 %), suggérant que le travail à distance peut renforcer la confiance dans la conciliation carrière/famille.

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Conclusion

Les résultats de cette vaste enquête mettent en évidence le besoin de politiques de travail flexibles et adaptées à l’échelle internationale, capables de prendre en compte la diversité des situations des personnes conciliant travail et parentalité. En soulignant similitudes et différences entre pays, Remote souhaite encourager le dialogue et inspirer des évolutions politiques pour améliorer l’accompagnement et l’inclusion des parents au sein des entreprises dans le monde.